On confond souvent les deux. Pourtant, la différence change la façon d’aider la personne et la manière d’intervenir dans le logement.
1La syllogomanie : ne pas pouvoir se séparer de ses objets
La syllogomanie, aussi appelée trouble d’accumulation compulsive, est la difficulté durable à jeter ou à donner des objets, quelle que soit leur valeur. La personne ressent une forte détresse à l’idée de s’en séparer. Les pièces finissent par perdre leur usage. Mais le logement peut rester relativement propre, et la personne garde souvent une vie sociale.
2Le syndrome de Diogène : accumulation, difficultés du quotidien et isolement
Le syndrome de Diogène associe trois éléments : l’accumulation (d’objets mais aussi de déchets), de grandes difficultés à prendre soin de soi et de son logement, et un retrait social. La personne, souvent âgée, ne demande pas d’aide et ne perçoit pas toujours la gravité de la situation.
3Les différences en pratique
- Les déchets : rares dans la syllogomanie, fréquents dans le syndrome de Diogène.
- Le soin de soi : souvent préservé dans la syllogomanie, plus difficile dans le syndrome de Diogène.
- Le rapport aux objets : attachement fort dans la syllogomanie, indifférence fréquente dans le syndrome de Diogène.
- La demande d’aide : possible dans la syllogomanie, rare dans le syndrome de Diogène.
4Ce que cela change pour le nettoyage
Dans la syllogomanie, l’intervention est d’abord un tri, fait avec la personne, à son rythme. Dans le syndrome de Diogène, il faut souvent débarrasser, nettoyer et désinfecter, tout en mettant de côté ce qui compte. Dans les deux cas, seul un médecin peut poser un diagnostic : l’état du logement ne suffit pas.
Voir aussi : notre intervention en cas de syllogomanie et comment aider un proche.